Camp de base du K2 et col de Gondogoro La (Pakistan, août 2012)

Après le versant chinois, c’est vers le Karakoram que mes pas me ramenèrent en 2012, mais cette fois du côté pakistanais, pour le trek classique du glacier du Baltoro au camp de base du K2. Ce fut à nouveau un choc, devant des paysages d’une ampleur incroyable, dans ce cirque de Concordia bordé par 10 des 30 plus hauts sommets du monde, dont 4 des 14 sommets de plus de 8000m : K2 (8611m), Broad Peak (8047 m), Gasherbrum I (8068m) et Gasherbrum II (8035m).  Puis au franchissement du col de Gondogoro La, à près de 6000m, sur le chemin du retour vers la vallée de Hushe (lien vers les photos de ce trek)…

Le camp de base chinois du K2 (vallée de Shaksgam, Xinjiang, août 2011)

En 2011, après l’Everest, mon troisième voyage dans l’Himalaya me conduisit à nouveau en Chine, mais cette fois du côté du Xinjiang, dans la vallée désertique de Shaksgam, au revers du Karakorum, jusqu’au camp de base chinois du K2 (8611m). Sur les pas de l’explorateur britannique Eric Shipton, le premier occidental à avoir visité cette région en 1938, nous avons ainsi remonté, avec notre caravane de six chameaux, cette longue vallée pierreuse, traversant, dans des conditions parfois hasardeuses et dans un sentiment d’isolement impressionnant, les chenaux de la rivière gonflée par la fonte des glaciers. Jusqu’à découvrir pour la première fois, au détour d’une crête rocheuse, la face nord, rarement photographiée, du deuxième sommet du monde (lien vers les photos de ce trek)…

Avant de retrouver Kashgar, antique carrefour des caravanes sur la Route de la Soie, dont la ville ancienne a aujourd’hui pratiquement disparu (lien vers les photos du vieux Kashgar), j’eus la chance de croiser sur le chemin du retour, dans la vallée de Shagskam, l’alpiniste autrichienne Gerlinde Kaltenbrunner, qui venait d’achever, dans des conditions éprouvantes, l’ascension de la face nord du K2, devenant ainsi la première femme à avoir réalisé l’ascension des 14 sommets de plus de 8000m…

 

 

Ladakh (août 2009)

C’était un rêve de gosse. Quand l’esprit se perdait dans les replis des atlas de géographie. Quand l’imagination s’envolait à la lecture des récits d’explorateurs vers cet « Himalaya, continent secret », que décrivait Michel Peissel en 1977 ; ou à la contemplation des photos diaprées de Shiro Shirahata qui me transportaient, adolescent, des Alpes à l’Himalaya et aux confins du Karakorum.

Depuis toujours, j’ai la passion de la montagne. Depuis très longtemps je rêvais, sans savoir par où commencer, de découvrir les grandes chaînes d’Asie centrale, ce toit du monde où les forces de la création sont toujours à l’oeuvre, projettent la roche et la glace à des hauteurs prodigieuses et creusent la terre en des falaises et des gorges vertigineuses. Ce point nodal où convergent, depuis l’Antiquité, religions, empires et civilisations. Ce lieu hors du temps, comme en suspension, et pourtant infiniment fragile.

Et puis, avec quelques amis, j’ai franchi le pas en 2009, pour mes 40 ans, en partant trois semaines au Ladakh, ce bastion du bouddhisme tibétain aux confins du Cachemire indien. Ce fut d’abord la mythique route Manali-Leh et la découverte des monastères, puis la vallée de la Nubra, à la frontière fermée du Pakistan, et le lac de Pangong Tso, la plus haute étendue d’eau salée au monde, partagée avec la Chine…

Lien vers les photos de ce voyage.